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Culturoscope

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Dans leur reportage, trois élèves de terminale du lycée d'Auch Lavacant font témoigner jeunes et enseignants sur la culture générale. Manifestement, les avis divergent.



Timothée Fontaine, Damien Dellas et Guillaume Pissembon l'ont trop souvent entendu "le jeunes manquent de culture générale". En réaction, ils sont allés chercher des réponses auprès des enseignants et élèves de leurs lycées.

A travers ces témoignages, ils nous démontrent que la culture n'a pas qu'une définition. OK, les profs sont souvent plus calés en histoire, littérature et grammaire, mais qu'en est-il des nouvelles technologies ou des fondements du rap par exemple.

Avec un peu d'optimisme, on peut voir la culture d'aujourd'hui se révéler dans ce reportage, un mix entre des bases classiques, cultures urbaines, connaissances techniques autodidactes ... l'addition de toutes nos cultures individuelles.

Dans leur projet, ces trois lycéens ont été aidés par la réalisatrice colombienne Maria Isabel Ospina, venue en résidence pendant le le festival Cinelatino de Toulouse. Quand on vous dit que le mélange des cultures est la meilleure des solutions !

Témoignage Vidéo

En action : le tutorat entre pairs

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Depuis un an, au Lycée d'Auch Lavacant, les élèves de Terminale Bac Professionnel accompagnent les élèves entrants pour faciliter leur arrivée dans l'établissement et leur intégration tout au long de l'année.

La réflexion a débuté il y a deux ans au sein de l'équipe éducative et pédagogique. Les élèves entrant en seconde étaient souvent un peu perdus.
Un vaste projet a été engagé, avec notamment la mise en place d'une semaine d'accueil au cours de laquelle les jeunes font connaissance avec l‘établissement (filières professionnelles, spécificités de l’enseignement agricole et du territoire, ...) et, en bonus, un dispositif de tutorat par les élèves de terminales.
Concrètement, il s'agissait de mettre en lien les élèves de Terminale et les nouveaux arrivés des classes de seconde. Des entretiens sont organisés pour maintenir des échanges réguliers portant sur :
- l'intégration dans l'établissement, la vie au lycée, transmission de la « culture « de l'établissement.
- le contenu de la formation, une éventuelle aide aux devoirs
- les stages en milieu professionnel (conseils pour la recherche de stage...)
Les élèves de Terminale se sont particulièrement investis dans cette démarche de tutorat, se sentant responsabilisés et valorisés par leur expérience "d'anciens". Durant une séance de travail en commun avec leurs tutorés, ils ont élaboré une Charte du Tutorat qui sera désormais la base de dispositif, mis en œuvre à nouveau dès la Semaine d'accueil de la rentrée prochaine.

Témoignage des "anciens"


Luc :
- Qu’as-tu pensé du tutorat lorsqu’on a présenté l’idée en classe ?

Je me suis vraiment demandé à quoi cela allait servir, surtout pour nous, les terminales.

- Comment s’est passé la première rencontre avec ton « tutoré » ?
Je l’ai trouvé timide, réservé, j’avais du mal à communiquer avec lui.

- Et ensuite ?
C’était mieux. Je pense que les secondes ont pu se dire que s’ils avaient un problème, il y avait leur tuteur pour les aider, qu’on était là pour réponde à leurs questions. Le seul inconvénient était qu’il aurait mieux valu que le tuteur et son tutoré soient internes tous les deux ou demi pensionnaires tous les deux.

- Et ta relation avec ton tutoré, comment a-t-elle évoluée par rapport à première impression ?
Je l’ai « laissé venir » mais cela prenait du temps, j’ai donc pris plus d’initiative. Ensuite, il me parlait plus facilement. Il était surtout intéressé par des informations sur la vie dans le lycée, le rythme, les règles. Il ne m’a as demandé d’aide pour la scolarité, même si je lui en ai proposé à plusieurs reprises…mais quand on se rencontrait, on faisait un bilan de ses résultats et il m’a demandé mon opinion sur les professeurs.

- Quel bilan fais tu de cette expérience ? Sais- tu aujourd’hui ce que cela t’as apporté ?
Cela m’a permis de me tourner vers les élèves de seconde, plus que je ne l’aurais fait naturellement. J’ai appris à ne pas me fier à ma première impression et à me laisser du temps pour construire une relation. Les réunions organisées par la CPE m’ont donné l’impression d’avoir un peu la responsabilité des tutorés.

Marion
- Qu’as-tu pensé du tutorat lorsqu’on a présenté l’idée en classe ?
Que c’était une bonne idée et que j’aurais aimé être accueillie de la même manière en seconde, pour mieux m’intégrer, du moins plus rapidement.

- Comment s’est passé la première rencontre avec ton « tutoré » ?

Cela s’est très bien passé. Par hasard, la veille, j’avais discuté avec celle qui allait devenir ma « tutorée ». Lorsque nous nous sommes retrouvées en binôme le lendemain, cela nous a fait plaisir.

- Et ensuite ?
J’allais la voir tous les jours, juste pour savoir si tout se passait bien pour elle. On se voyait même à l’internat le soir et j’avais l’impression de jouer le rôle de la grande sœur. Je voulais que sa seconde se passe du mieux possible.
Une fois, au self, j’ai remarqué qu’elle ne voulait pas manger. Je suis allée vers elle, on a discuté et elle ne se sentait pas bien. J’ai réussi à lui remonter le moral et à la convaincre de manger un petit peu.

- Quel bilan fais tu de cette expérience ? Sais- tu aujourd’hui ce que cela t’as apporté ?
Cela m’a fait me rendre compte que les trois années de lycée sont très vite passées et que je vais bientôt quitter Lavacant. Je me suis sentie responsabilisée et cela m’a beaucoup plu.

Témoignage

Être délégué eco-responsable

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Les délégués eco-reponsables se sont réunis du 25 au 27 novembre au Lycée des Sardières à Bourg-en-Bresse. Rencontre avec Pierre-Jean, l'un d'entre eux.

Pierre-Jean – BTSA ouvrier paysagiste – CFA Ecully
Délégué eco responsable


Qu'est ce c'est qu'être délégué ecoresponsable ?
C'est prendre l'initiative pour les autres, être un porte-parole au niveau régional, et national si on peut. C'est prendre à la fois des initiatives dans le lycée, et autour, avoir envie d'apporter aux autres personnes une autre façon de voir les choses pour l'avenir.

Comment ça se passe ?
Si, par exemple, à la cantine, on voit qu'il y a une trop grosse consommation de pain, ça peut arriver qu'on nous en parle vu qu'on est écodélégués.
On va alors essayer de faire parvenir les informations, ou peut-être faire une pesée, pour regarder les consommations, voir si on arrive à réduire le gaspillage. On peut essayer de gérer dans la vie du lycée, certains petits soucis. Donc si on peut réduire cette consommation, on enclenche le pas vers l'éco-responsabilité pour tout le monde.
Après c'est vrai que pour certains, l'idée d'être écoresponsables, au départ ils prennent pas ça au sérieux. Et après, au fur et à mesure qu'on leur explique, ils arrivent a comprendre certaines choses, et là on peut commencer à changer les choses petit à petit.

Et pourquoi es-tu devenu écodélégué ?
C'est volontaire. En venant de la campagne, on a toujours cette idée de jardin qu'on cultive soi-même, de se débrouiller. C'est vrai que l'idée d'en faire profiter les autres, c'était déjà une pratique personnelle qui était réjouissante. Pas seulement en faire profiter une personne ou un groupe, mais si on peut en faire profiter tout le monde, c'est le meilleur qui puisse nous arriver.
Dans mon ancien lycée on avait déjà beaucoup d'initiatives sur le compostage, le tri des déchets. Même sur les chantiers, on triait tout et ce compost était réinjecté dans des serres. Donc ça faisait une boucle.
L'initiative je l'avais avant, et au fil des années, ça s'est développé. Le plaisir d'être écoresponsable, ça se développe.

Parce que c'est un plaisir alors ?
Apporter des gestes qu'on peut mettre en place tous les jours et que tout le monde puisse en profiter, c'est un plaisir, oui.

T'as vu des choses évoluer chez tes collègues ?

Sur des petits détails … On voit quand on est fumeur, les mégot atterrissent souvent par terre. Au bout d'un moment, si on dit « à la place de le jeter par terre, à 30 cm, tu peux le mettre dans une boite ». Au bout d'un moment tout le monde va le mettre dans la boite. Et celui qui va le mettre à côté va sortir un petit peu du lot, et va avoir tendance à aller le ramasser et à le mettre dans cette boite. C'est un phénomène un peu de masse qui fait qu'on peut faire bouger les choses comme ça.

De manière collective de toute façon ?
Il faut que ce soit collectif sinon on ne peut pas avancer. Si on est tout seul pour lancer une idée, on ne va pas bien loin. Que si on est un groupe et qu'on est motivé, justement, on fait avancer les choses.

Et vous êtes nombreux comme délégués écoresponsables dans votre lycée ?
En tout on est quatre. Et on est tous ici aujourd'hui (au Rencontres nationales des écoresponsables ndlr) pour, quand on va rentrer dans notre lycée, faire profiter aux autres de ce qu'on a appris.

Parlons des rencontres. Quel est pour toi l'intérêt de ces rencontres ?
L'intérêt c'est qu'on puisse tous se mettre en commun et essayer de trouver des idées à mettre en place pour l'avenir. Par la réflexion en groupe, on arrive a des petites idées qui, mises bout à bout, lancent la marche vers une responsabilité de tous, à faire le tri ou à voir la vie différemment.

Tu as pu récupérer ou faire émerger des idées aujourd'hui ?
On a pu mettre des idées en commun, on en a retiré des grandes lignes. C'est vrai que ces idées n'ont pas été mises sur le devant de la scène lors de la rencontre (avec le Ministre de l'agriculture, ndlr), c'est bien dommage. On aimerait bien les faire parvenir un peu plus haut. Là ça passe un petit peu à la trappe.
On avait mis en commun des idées et y'en avait une qui était ressortie : mêler le coté scientifique à des recherches de projets professionnels dans les établissements. Par exemple, monsieur le ministre parlait de méthanisation. Ça serait bien qu'à l'avenir quelques élèves l'aient en projet professionnel. En BTS ou dans des filières bac pro : qu'ils s'amusent à faire des maquettes, qu'ils prennent la chose au sérieux et qu'ils puissent le faire installer dans leur établissement pour qu'on aie vraiment une démarche de responsabilité de la part des élèves, de la part de l'administration et des personnels. Et c'est sur que là on arrivera vraiment à changer la donne.

Et vous avez envisagé des moyens de les faire parvenir plus haut ?
Comme le disait M. le Ministre, il va falloir prendre des initiatives personnelles pour les faire monter plus haut. Par la suite, essayer de monter un groupe ou, dans mon futur métier, essayer d'inclure ça directement pour continuer dans cette lancée.

Tu envisages déjà ton futur métier en lien avec l'environnement ?
Je l'envisage du fait que je suis très intéressé par tout ce qui est toiture et
murs végétaux. Je voudrais bien lancer cette idée de réintégrer le jardin qui est un petit peu oublié en ville, et de le refaire découvrir sous forme de petite scène ou sous forme de toiture. C'est ré-apporter le plaisir à ceux qui ne peuvent pas l'avoir. Ceux qui sont en ville dans un appartement, il ne peuvent pas avoir de jardin. Mais si on leur met à disposition un bout de jardin pour leur expliquer comment ça pousse et quand les récolter, ils réapprennent les gestes simples, qu'on a quasiment tous oubliés, même si certains ont quelques bases. Le fait d'avoir à mettre les mains dans la terre, responsabilise au fur et à mesure. En plus, ça pourrait nous permettre d'économiser un petit peu d'énergie par rapport à tout ce qui est étanchéité des bâtiments, isolation, etc.
Donc oui, j'ai cette optique là, pour plus tard, de l'inclure dans mon futur métier.

Entre la situation actuelle et ce qui s'est dit pendant ces journées, t'es plutôt optimiste sur l'avenir ?
Optimiste oui, en sachant qu'il va falloir faire un grand effort et lancer l'effet d'écologie un peu plus que ce qui a été dit. Sur le principe, on nous a expliqué certaines bases. Mais pour porter l'idée plus haut, il faut vraiment s'investir.

Pour en savoir plus sur les rencontres, consultez l'Echo Responsable réalisé par les lycéennes de la Sardières avec Globules pendant les rencontres.

Témoignage EDD Délégués

Jeunes pousses à la maison de retraite

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Des élèves de terminale Vente horticole du Lycée de Montravel ont offert leur temps, leurs compétences et quelques plantes aux résidents d'une maison de retraite. Retour sur cette expérience avec Anaïs et Sarah.

Quel est ce projet ?
Dans le cadre de notre BAC, on a du passer un Module d'Adaptation Professionnel. C'est un projet qu'on doit construire avec toute une classe. On avait le choix de travailler avec des enfants ou des personnes âgées. Pour innover on a voulu travailler avec des personnes âgées, sachant que ce sont des personnes qui sont seules en général ou qui ne vont pas très bien. Les enfants ont des animations beaucoup plus souvent.
Qu'est ce que vous avez fait avec eux ?
Déjà on est allé les rencontrer pour leur expliquer le projet pour savoir si ça leur convenait ou pas et on leur a proposé de faire un carré potager avec plutôt des plantes aromatiques : plutôt des fleurs et des plants aromatiques, pas vraiment des plants potagers . Et le deuxième projet c'était de faire une composition pour Pâques.
Ils ont accepté facilement ?
Oui, il y a avait des personnes du lycée qui avaient des grands-parents dans la maison de retraite. Et la responsable des animations avait sa fille à Montravel, en production.
Comment vous vous répartissiez les activités avec eux ?
On a fait deux groupes : un groupe qui faisait les compositions pour Pâques, et un autre groupe qui faisait les carrés potagers. Donc ça, c'est la responsable d'animation qui a fait les groupes par avance, par rapport à leur mobilité leurs envies aussi. Pour les compositions, il y avait un élève avec une personne âgée qui lui montrait et l'aidait à le faire. Parce qu'ils avaient quand même besoin d'aide pour le réaliser. Et il y avait un autre groupe avec le carré potager. C'est un carré potager qu'on a monté en avance, après on leur a fait mettre la terre dans le carré, on leur a un peu expliqué le rôle des plantes, ce qu'ils pouvaient faire avec, si c'était comestible, la senteur, culinairement ce qu'ils pouvaient faire avec. On leur a montré comment on plantait et après on les a laissé faire, c'est vraiment eux qui faisaient et nous qui les encadrions, en discutant pour créer un peu des liens.
Ça vous a plu ?
Oui, énormément ! On a pris toute l'après-midi pour faire ça. Et ensuite sur la fin on avait organisé un goûter, et même des jeux avec une chanson pour terminer ça d'une manière assez sympa. Ils ont beaucoup aimé. On a eu un très bon échange, un très bon accueil, donc c'était très agréable.
Qu'est ce que vous en retenez ?
On a appris des choses d'eux et inversement. Malgré les différences d'âge ça s'est super bien passé. On a fait connaissance, on a créé des liens. C'était vraiment super, c'était une expérience qu'on refera avec plaisir. C'était pas pareil que de travailler avec des enfants parce que c'était des personnes qui étaient vraiment âgées, ils étaient très peu mobiles. Donc il fallait être très très patient avec eux. Et d'un côté c'était quand même un challenge parce qu'il fallait des fois répéter beaucoup. Il y a quelqu'un dans la classe il a du répéter au moins une trentaine de fois la même chose à une dame tout en restant patient.
« Malgré la différence d'âge », vous craigniez cette différence ?
C'est surtout que l'ambiance d'une maison de retraite ça fait un peu hospitalier, puis c'est vraiment des gens âgés qui sont des fois en fin de vie et du coup ça peut choquer. Il y en a pour qui ça peut rappeler des souvenirs parfois un peu douloureux. Mais ça nous a permis de faire un échange, et de leur donner une animation, changer un peu leur quotidien.
Vous ne regrettez pas d'avoir été voir les aînés ?
Non, on a préféré aller voir des personnes âgées que des enfants.

Pour en savoir plus, retrouvez le compte-rendu réalisé par les lycéens eux-mêmes.

Témoignage EDD

La classe coop

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Des élèves qui travaillent ensemble, qui participent à leur formation, qui deviennent autonomes et qui parlent avec les adultes … toute cette année, les élèves du lycée Georges Desclaudes ont pu expérimenté la «classe coop(érative)». Une expérience qu'ils sont prêts à revivre, comme ils nous le disent dans leurs témoignages.



Pour en savoir un peu plus :

Pendant deux ans, une équipe d'enseignants du lycée Georges Desclaudes à Saintes s'est formée et a été accompagnée par SupAgro sur différents sujets : l'évaluation, la pédagogie différenciée, la motivation, le travail en groupe, …
Pourquoi se former sur ces sujets ?
Pour, tout simplement, renouveler leur enseignement ; se mettre en projet d'enseigner autrement ; questionner sa propre pratique et ensuite se lancer dans une aventure pédagogique innovante. En clair : créer une classe de seconde où les élèves apprendraient autrement, seraient évalués autrement, communiqueraient autrement … et se faire plaisir.

Cette classe, tout le lycée, et les parents aujourd'hui, l'appelleront la classe « coop ».

Au mois de juin dernier, parallèlement au bilan qu'en faisaient les adultes, les élèves de cette classe « coop » se sont mutuellement interviewés pour dire librement leur analyse, leur sentiment, leur vécu. Des témoignages bruts, sincères, généreux.

Témoignage Vidéo

L'animation c’est aussi du sport

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Chaque année, le Lycée horticole de Montravel propose une table ronde publique. Cette année, Oceane co-animait le débat sur le thème « sport et citoyenneté » avec son professeur d'ESC. Entretien à l'issue du match.

Chaque année, le Lycée horticole de Montravel propose une table ronde publique. Cette année, Oceane co-animait le débat sur le thème « sport et citoyenneté » avec son professeur d'ESC. Cette élève de terminale bac professionnel horticole avait pour objectif d'assurer le dialogue entre le public, les élèves et les personnalités invitées (philosophe, sportif professionnel, inspecteur-trice scolaires ou conseiller régional).
Entretien à l'issue du match.


Comment s'est passée cette table ronde pour toi ?
J'étais assez stressée avant. J'ai pas trop de problème pour parler devant les gens, mais c'est toujours quelque chose qui impressionne de parler devant ses camarades et du public. C'est des gens « haut placés » qui sont venus pour répondre à nos questions. Mais ça s'est super bien passé : tout le monde était attentif et les intervenants se sont mis à notre niveau.
Ta présence a changé le contenu des échanges ?
Oui, je pense. On avait préparé les questions ensemble avant en classe. Il y avait deux classes présentes et chaque classe avait préparé des questions, qu'on avait relu avec M. Gauthier (CPE). Mais je ne voulais pas formuler les questions exactement comme elles étaient écrites. Je me suis un peu entraînée pour les reformuler à ma façon, mais c'est tout.
Que ce soit les élèves qui posent les questions et pas un prof c'est pas plus mal. Au final, les participants voient vraiment qu'on s'intéresse au sujet.
Quel est la place d'une animatrice de table ronde ?
On doit être plus à l'écoute que lorsqu'on est assis à la table ronde. Il faut savoir rebondir, il faut suivre ce qui se dit et savoir poser d'autres questions. Enchaîner en se disant : « Moi j'ai pas forcément compris, donc peut-être que les autres n'auront pas compris non plus ».
Malgré le stress, ça t'a plu ?
Carrément, j'étais agréablement surprise. Au final, c'était cool : ça donne de l'importance un peu. Ça m’entraîne pour des futurs oraux, déjà c'est pas mal. Et j'aimerais être guide touristique, ça m'aidera sûrement.
Le débat portait sur « Sport et citoyenneté », de quoi avez-vous parlé ?
On a beaucoup parlé de l'égalité entre les hommes et les femmes dans le sport, c'est quelque chose d'important. Par exemple, on ne se rendait pas compte que, dans les programmes de sport, les cycles qui sont prévus sont fait pour que ça soit adapté aussi bien pour les garçons que pour les filles. Mais, si on prend l'exemple de l'équipe de foot de St-Etienne, l'équipe masculine est super connue et ils gagnent certainement des millions, contrairement aux filles dont on entend jamais parler alors que c'est le même niveau, le même sport qu'ils pratiquent, il n'y a que le sexe qui change. Et on a aussi parlé de tout ce qui était l'esprit d'équipe, avec un peu d'histoire du sport aussi : comment c'est venu, comment ça se passait avant, comment c'est maintenant, au niveau des règles ...
Tu voudrais recommencer ce genre d'expérience ?
Ça m'a donné envie d'en refaire, oui.

En complément :le projet sport et citoyenneté - débat citoyen en région Rhône-Alpes

Témoignage Citoyenneté

La nuit du Loup-Garou

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A la fin du mois de mars, dans une grange nichée au fond des bois près de Thiercelieux, s’est déroulé un nouveau rituel : La nuit des loup-garous. Là, une meute de joueur s’affrontait, entre villageois et loup-garous. Tous avaient répondu à l’appel lancé par quatre étudiants en BTS DATR : Chloé Vermeulen, Hector Domalain, Alexis Roland et Marjolaine Delhomme … ou comment donner un dimension locale, ludique et pérenne à un projet scolaire.

Qu’est ce que cette nuit du Loup-Garou ?
Hector : M. Monnier, Maire de la commune de Montolivet, nous a proposé le projet suivant : valoriser les jeux qui étaient offerts aux jeunes dans la commune mais qu’ils n’utilisaient pas toujours. Donc on devait créer une animation, autour d’une après-midi, avec ces jeux, qui s’est développé comme une première édition de la “Fête du jeu” à Montolivet. La suite de ce festival a été la Nuit des Loup-Garous. Cette soirée reprenait un jeu très célèbre créé à Thiercelieux par Philippe Des Pallières et Hervé Marly, un des hameaux de Montolivet : “les loup-garous de Thiercelieux”, qui est un jeu mondialement connu à l’heure actuelle.
En quelque mot, comment peut on expliquer le jeu ?
Chloé : C’est un jeu de rôle, avec des cartes. Il y a un meneur de jeu qui distribue les cartes. Chaque participant découvre secrètement le rôle qui lui est attribué et le but du jeu, en très gros, c’est : pour les villageois découvrir qui sont les loup-garous et pour les loup-garous de découvrir qui sont les villageois. Dans le jeu il y a aussi d’autres personnages qui ont des pouvoirs qui permettent d’aider les villageois à découvrir qui sont les loup-garous. Tout le jeu est narré, du début à la fin. Tous les gens ferment les yeux et tour à tour les personnages sont appelés pour remplir leur rôle. Suite à ça tout le monde se réveille et il y a un débat pour savoir qui a été tué et qui va être tué ensuite pour découvrir les loup-garous
H : On essaie de défendre sa propre peau, quoi.
Et tout au long d’une nuit, ça se passe comment ?
H : Pour la soirée, on s’est installé dans une grange prêtée par un des agriculteurs de Thiercelieux. On avait installé quatre tables de jeu, avec quatre meneurs différents. Les joueurs alternaient en fonction des tables à chaque fin de partie.
C : On jouait autour des tables dans la grange, avec une ambiance un peu tamisée. On avait prévu la décoration.
H : On avait aussi un petit fond sonore, derrière, pour être dans l’ambiance “loup-garous”.
C’est une journée où vous avez initié les gens ou ce sont surtout des fans qui sont venus ?
C : En fait on organisait une initiation en fin d’après-midi, avant le repas, pour ceux qui ne connaissaient pas le jeu. Il y a eu beaucoup de fans aussi, mais il y avait une petite partie de gens qui ne connaissaient pas avant et qui ont beaucoup aimé.
H : Il y avait des gens du coin, mais on avait aussi des gens qui sont venus de Reims, d’un peu partout en Seine et Marne, et des gens du sud aussi.
Parlons du projet : comment s’est passée l’organisation
C : Dans le cadre du BTS, on a toute une méthodologie de projet relative aux projets qu’on va monter. On a plein d’étapes à suivre pour concevoir un projet. Là on s’est répartit les tâches, on a vu ce qu’il y avait à faire. On avait des échéances à respecter pour prendre des rendez-vous pour mettre en place le projet.
H : Un de nos professeurs fait partie du conseil municipal de Montolivet et nous a présenté le projet. Nous ça nous a intéressé. On s’est dit que ça pouvait être intéressant de bosser là-dessus, de développer l’idée du festival, qu’il devienne pérenne. Et par la même occasion remplir une de nos épreuves finales pour notre BTS.
Vous préparez ça depuis longtemps ?
H : C’est depuis septembre
C : L’échéance c’était le 26 mars, on a eu depuis septembre pour travailler dessus. On avait deux plages par semaines de 3 ou 4 heures de cours, donc on avait sept heures par semaines dédiées à ce projet. Après on travaillait forcément en dehors des cours parce qu’il y avait beaucoup de choses à faire, qu’on ne pouvait pas faire uniquement sur ces plages horaires. Il y a énormément de délais à respecter. Avec les commanditaires il faut être présent pour pouvoir appeler, être à l’écoute en cas de questions de leur part, voir ce qu’ils attendent de nous et être disponible.
H : On avait aussi des réunions avec le conseil municipal. On en a eu trois. Et avec tous les partenaires pour déterminer leurs attentes et les nôtres, leur présenter nos outils de communication, puisqu’on a du promouvoir cet événement. Nous devions aussi contacter le créateur du jeu du Loup-Garou pour savoir si lui-même était d’accord pour créer un événement par rapport à son propre jeu. Il était tout à fait d’accord, il fallait juste rajouter certains copyrights sur les affiches.
Ensuite, il fallait installer dès la veille : nettoyer la grange, préparer l’installation de la salle, les tables... Prévoir le repas aussi, parce qu’on avait un repas qui était organisé entre l’après-midi et la soirée; établir les tarifs, pour le repas mais aussi pour la soirée car l’entrée n’était pas gratuite.On l’avait fait à 5€. Et aussi recruter des animateurs pour la soirée du loup-garou, pour animer les tables de jeu.
Vous avez rencontré des difficultés particulières, ou tout s’est bien déroulé ?
C : Dans l’ensemble on a pas eu de réel problèmes, tout s’est bien déroulé. On a su gérer je pense
H : Et tout s’est très bien fini
Et ça s’est bien passé? Vous étiez content du résultat ?
C : Ah pour la journée oui, on a rempli tous nos objectifs. On attendait 30 personnes, on en a eu pas loin de 70. Et le soir pareil, on a eu une soixantaine de personnes alors qu’on avait limité normalement à 50.
Comment avaient-ils eu l’info ?
C : On avait créé une page Facebook aussi. On avait essayé de diffuser pas mal sur internet, sur les forums aussi.
H : Après, il y a eu pas mal de bouche à oreille
C : Mais je pense que la plus grosse partie de la communication, le plus gros travail, c’était la page Facebook Entre jeux et loups
H : C’est le nom du Festival
Est ce que le festival va se refaire ?
H : On a un rendez-vous la semaine prochaine pour établir si le projet est valide pour les années suivantes. Mais visiblement, vu le succès qu’il a eu, les retours qu’on a eu du conseil municipal et les personne qui étaient là ...
C : Et les gens qui étaient frustrés aussi de ne pas avoir pu venir à la première édition
H : Oui, on pense que le projet pourra devenir pérenne.
Et c’est vous qui vous en occuperez ?
C : Malheureusement, c’est notre dernière année de BTS. On s’est porté volontaires pour porter un coup de main en cas de besoin, mais je pense qu’ils vont se débrouiller seul l’année prochaine

Pour suivre leur projet : la page Facebook Entre jeux et loups

Jeu Témoignage

Les jeunes rendent justice

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Un groupe de jeunes marseillais-es est venu à Florac, en Lozère, pour reconstituer un procès, et procéder au jugement d'une affaire de discrimination dans l'ancien tribunal de Florac, en Lozère. Maryne, Catherine et Alicia nous racontent leur expérience comme accusée, présidente et victime de ce tribunal fictif.



A lire en complément : l'article de Sylvie Roquain sur le site de BABALEX

Témoignage Citoyenneté

L'orientation de lycéen à lycéen en speed dating

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L'année dernière, Claire Berest, professeure de français, testait le speed dating de l'orientation dans sa classe, et nous livrait sa recette dans une fiche pratique. Cette année, le conseil de la vie lycéenne l'applique à tout le lycée. Rencontre avec David, Brenda et Hannah, à l'or

Comment avez vous décidé d'organiser ce speed dating de l'orientation ?
David - L'année dernière ça avait été organisé par Mme Berest pour une classe de seconde, et beaucoup d'élèves ont trouvé que c'était génial. En apprenant ça on s'est dit « Pourquoi ne pas l'étendre aux huit classes de seconde ». En seconde, il y a beaucoup de questions, d'interrogations, d'autocensure. On pensait leur en dire un peu plus sur les différentes filières qui existent après la seconde.
Hannah - Le speed dating c'est important. Quand on est en seconde, on se demande pas mal ce qu'on peut faire comme filière. Et malgré le travail avec les professeurs, c'est bien de pouvoir parler avec des personnes qui ont notre âge, pour savoir ce que eux en pensent, ce qu'ils font, etc.
Je trouvais que c'était important de pouvoir donner ça aux secondes qui préparent leur avenir.

Vous êtes en terminale, vous n'avez pas profité de la session précédente. Ça vous a manqué ?
D. - Je pense oui, non pas que j'aurais voulu changer d'orientation, mais on a beaucoup d'à priori de clichés sur les différentes filières quand on arrive en seconde. Certains profs n'aident pas non plus pour les casser ces clichés.
Moi je suis allé en « S » par défaut. Je ne regrette pas vraiment, mais beaucoup d'élèves vont en « S » par défaut. Beaucoup de filles s'auto-censurent et se disent "je ne peux pas aller en S donc je vais aller en ES". Il y a beaucoup de préjugés sur les différentes filières quand on ne les connaît pas.

Cette expérience peut changer la donne ?
D. - Complètement. Les terminales sont très bavards, les premières aussi, ils présentent leur filière avec enthousiasme et les secondes aiment ça. Il y en acertains que ça a conforté : ils nous expliquent leur projet et leurs appréhensions et on les a guidés, et d'autres ont pu changer : ils se sont aperçu que la filière littéraire n'était pas faite pour eux (par exemple). Les retours en tout cas ont toujours été très positifs, ça leur a beaucoup appris.
H. - Je suis en première L. Beaucoup pensent que c'est une sous-filière. C'était pour moi un moyen de pouvoir dire que ce que je fais en L. C'est une filière comme les autres et on peut faire des métiers vraiment très bien après. J’ai pu donner aux secondes des arguments pour leur dire que cette filière est vraiment très bien.

Comment s'est passé l'organisation ?
D. - Ça a été la plus grande difficulté. En seconde les élèves ont une heure d'accompagnement personnalisé avec leur professeur, une heure de « vie de classe ». On s'est dit qu'on allait faire ce speed dating pendant leur heure de vie de classe. On a de la chance dans notre lycée : il y avait beaucoup d'élèves motivés et on a en trouvé à chaque fois pour venir pendant les heures de vie de classe des secondes leur présenter leur filière. On a tous connu ça d'être en seconde et d'être perdu pour son orientation.

En speed dating, les « conseillers » sont là pour répondre à des questions ou proposer un exposé ?
D. - Pour faire court, le speed dating, c'est des petits îlots de 10 personnes, avec deux élèves de terminale, et comme on est en petit comité, le dialogue est plus simple. L'objectif c'est vraiment le dialogue. Faire un exposé sur le nombre d'heures de math et de physique qu'on a en terminale, ça intéresse pas grand monde. Bien sûr on explique un peu qu'elle était notre situation en seconde, nos moyennes, … Mais on ne s'éternise pas vraiment là-dessus. Les secondes avaient presque tous préparés des questions, c'était plus du dialogue que des exposés.

Le speed dating et le fait d'orienter des secondes, ça vous a servi aussi ?
Brenda - Ça permet de prendre du recul par rapport à la filière qu'on a choisi, de se rendre compte de ce qu'on fait, de ce qu'on est en train de vivre. C'est très bien. Avoir à parler de sa filière, c'est se rendre compte de tout ce qui est bien, ou moins bien, et de ce qui pourrait être amélioré.
Quand on leur parle de la charge de travail, on se rend compte qu'il y a peut-être moyen de mieux arranger notre manière de faire pour avoir moins à travailler.

Pour en revenir au Conseil de la vie lycéenne. Pourquoi avoir choisi de devenir représentant des élèves de votre Lycée ?
D. - Arrivé en terminale, je me suis dit « maintenant que tous les terminales sont partis, c'est à nous de reprendre toutes les activités qui étaient organisées l'année dernière. On a par exemple « Festiroise » qui est une grosse fête de fin d'année avec des tournois sportifs.
Je me suis dit « comme il n'y a plus de terminales, il faut bien que quelqu'un soit là » et comme j'adore m'investir, je vais le faire, je me présente aux élections et j'ai été élu.
Là on est en plein préparatifs pour la première édition du bal du Lycée.
B. - Je ne suis pas au CVL mais à la maison des lycéens qui travaille main dans la main avec le CVL.
Ça m'a apporté des capacités d'organisation. On organise pas mal d'événements, on gère un budget, ce qui est plutôt utile pour après … ce sont des petites choses aux lycées qui nous apportent des outils pour l'avenir.
H. - Organiser des choses, pouvoir créer des choses pour d'autres personnes, j'ai toujours beaucoup aimé faire ça. Et m'engager dans le CVL c'était un moyen de créer des choses, être avec des personnes que je ne connaissais pas forcément, les rencontrer. Et, tout simplement, quand on fait quelque chose comme le bal du Lycée, on est heureux : on a créé quelque chose pour faire plaisir aux gens. Moi je suis heureuse de faire ça, de pouvoir m'investir. Ça me donne un avant goût d'associations dont je pourrais faire partie plus tard.

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Témoignage Orientation

Médiateurs Intervenant avec Bienveillance

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Gaëtan, Guillaume et Adrien, bienveillants médiateurs, acceptent de tomber le masque et nous parlent de leur mission en interview.

Dans un précédent article, on vous avait parlé des élèves médiateurs. Rappelez-vous, c'était lors de leur formation au LPA de Dunkerque. Depuis, l'équipe s'est mise en place et les MIB (Médiateurs Intervenant avec Bienveillance), encadré par quelques adultes volontaires, ont pris du service: lunettes noires sur la tête, ils se relaient pour tenter d'adoucir le quotidien de leurs camarades en les aidant à résoudre leurs conflits. Gaëtan, Guillaume et Adrien nous parle de leur expérience.

Témoignage

Nous, fils et filles d'agriculteurs

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Cette année, les lycéens du LEGTPA de la Lozère ont dressé le portrait de la jeunesse paysanne. L'exposition « Nous, fils et filles d'agriculteurs de Lozère » démonte les clichés et nous fait voir le visage d'une génération ancrée dans ses racines et son époque.

De novembre 2012 à février 2013, la classe de deuxième année bac pro a parcouru les routes (parfois enneigées) du département pour aller à la rencontre des enfants d'agriculteurs. Plus d'une quarantaine d'entretiens photographiques ont été réalisés, souvent sur les exploitations où ceux-ci avaient grandis.

Les sujets ont dévoilé quelques traits communs : ils sont attachés à leur pays, à leurs racines tout autant qu'a leur XXIe s. Le terroir et les nouvelles technologies sont compatibles dans leur quotidien. Mais on est loin d'un profil formaté : certains reprendront l'exploitation familiale, d'autres feront leur propre chemin, parcourront le monde pour mieux revenir. Le portrait de cette jeune génération lozérienne est à multiple facette.

Sur les photos, cette identité s'esquisse dans une posture, un décor, une mise en situation. Quelques paroles suffisent comme légende. C'est la réussite des apprentis photographes : avoir capté leur sujet en un cliché. Dans cette approche, ils auront été guidé par leur enseignante d'éducation socio-culturelle et par Sara Jabbar Allen, photographe professionnelle essentiellement portraitiste.

Après St-Chely, Nîmes et Paris découvrez l'expostion :
  • du 17 mai au 1er juin et du 14 août au 15 septembre à Nasbinal
  • le 18 juin 2013 à l'AG MSA du Languedoc à Nîmes
  • En octobre au Ministère de l'agriculture pour la rencontre de proviseurs
  • Cet automne à SupAgro Florac (dates à définir)
  • du 9 au 13 décembre à Montpellier pour le marché de noël des exploitations agricoles sur le site Chaptal.

Ou dans le livre publié aux éditions Sansouïre.

Témoignage Photo

On « aime » l'ALESA

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Les associations d'étudiants s'activent aussi sur les réseaux sociaux, démonstration au Lycée Lucie Aubrac. Depuis deux ans, L'ALESA utilise Facebook pour informer l'établissement de toutes ses activités.

  • Selon Jean-Baptiste Dupré, président de l'association, c'est le moyen le plus simple, le plus rapide et le plus efficace de communiquer. Les affiches d'informations aposées dans les couloirs sont, au final, assez peu consultées. A l'inverse, les élèves passent beaucoup de temps devant un écran et se connectent au moins une fois par jour au réseau. L'Alesa a donc décidé de faire passer l'info là où elle est lue.
Trois élèves administrent la page, avec une enseignante d'ESC. Cette présence adulte n'est pas vécue comme une surveillance, mais plutôt comme soutien, c'est d'ailleurs Jean-Baptiste qui l'a sollicitée. « Elle intervenait au début pour actualiser et maintenant surtout pour corriger quelques fautes d'orthographe, c'est rassurant ». L'équipe sait qu'en publiant sur cette page, ils sont les représentants de leur association et de leur lycée. Il ne veulent donc pas y voir figurer trop de fautes ou « d'âneries ».
Tous les élèves ne sont pas encore fans. Pour son administrateur, c'est peut-être par peur de recevoir des infos trop institutionnelles. Alors on fait passer l'info, du blabla administratif ou des âneries, on en a trouvé aucune trace sur cette page: simplement les événements auxquels participent les élèves, quelques infos sur la vie associative des Alesa et pas mal de sourires. Et on rejoint donc le vœux de Jean-Baptiste : voir plus de fans sur cette page, plus d'interactions, et pas qu'entre élèves. Anciens élèves, enseignants et tous ceux qui s'intéressent à la vie du Lycée sont les bienvenus!
Enfin, pas sur qu'il s'en soit rendu compte mais, en deux ans, Jean-Baptiste est aussi devenu community manager : une compétence de plus en plus appréciée.

Web Témoignage

Pariothon à Perreux

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Dans le cadre du Téléthon, les élèves de l’EPL de Roanne Chervé ont organisé un cross pour récolter des dons. Rencontre avec Guillaume, Grégory et Quentin qui nous racontent leur expérience dans cette organisation.

Vous avez organisé un cross dans le cadre du Pariothon, le téléthon de Perreux. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Dans le cadre de notre projet initiatives et communication, on doit réaliser un projet. Nous avons sélectionné le cross de l'établissement qui se fait depuis 4 ans maintenant, avec le Pariothon.
Cette année on a voulu améliorer la communication surtout pour les apprenants et tous les apprentis : c'est un bâtiment à part dans l'établissement, il était un peu délaissé, il n'y avait pas de communication de faite. Et on a essayé d'intégrer d'autres établissements voisins qui viennent participer, qui apprennent ce qu'est le Téléthon, parce que tout le monde ne sait pas forcément ce que c'est.
Comment vous avez fait pour améliorer la communication ?
Cette année on a mis en place un parrainage des coureurs et on a fait une réunion avec tous les délégués de l'établissement pour leur expliquer ce que c'était le Téléthon, à quoi servent les dons. On leur a distribué la fiche parrainage en leur expliquant à quoi elle servait. Elle a plutôt bien marché d'après les retours que j'ai eu. On l'a aussi fait passer aux établissement qu'on invitait. On a essayé d'aller les voir pour avoir une réunion avec les délégués mais ça n'a pas été possible avec les deux, on a seulement eu une réunion avec les profs d'EPS.
On a réussi à inviter 100 personnes cette année : 50 qui ont marché et 50 qui ont couru. Plus les élèves d'ici, en tout 550 personnes ont marché. Il y a aussi eu des clubs de marche qui ont aidé à encadrer la marche de l'établissement
Ça a marché, vous avez eu plus de résultat que les années précédentes ?
Toutes les actions ne sont pas finies, mais ça a plutôt bien marché pour le cross. On n’a pas les résultats finaux, mais c'est bien parti cette année.
Le cross, c'était physique, non ?
Ça dépend, il y avait plusieurs catégories. Il y avait deux tours de 2,3 km. Pour les filles il y avait un seul tour. Et la marche faisait 8,4 km. Elle passait par Perreux cette année, elle ne passait pas que dans l'établissement.
Nous on a fait ça pour courir pour ceux qui ne peuvent pas ou qui ne peuvent plus, pour les soutenir dans la maladie.
Pour vous la communication ça s'est traduit comment ?
Nous on a surtout un rôle de communication avec les établissements, avec les élèves en allant à leur rencontre. Il y a eu aussi une page Facebook de l'établissement où il y a eu beaucoup de publicité de faite.
Est ce que cette action a fait avancer les mentalités sur le handicap dans le lycée ?
Je pense qu'il y a beaucoup de jeunes qui ne savaient pas et qui maintenant savent le but du Téléthon. On a informé beaucoup de gens, surtout les petits. Tous ceux qui sont arrivés récemment sur l'établissement, c'est la première fois qu'ils voyaient le cross. Même les collèges qu'on a invités, les collégiens de 5e, 6e n'étaient pas forcément au courant de ce que c'était. Pendant le déroulement du cross il y a eu un petit reportage sur un enfant qui a perdu la vue en quatre mois, ça les a un peu touché quand même.
Ça s'est passé comment ? Pendant les cours ?
Pendant trois heures, les cours ont été banalisés pour le cross.
Vous courriez ?
Non, on organisait. On aurait bien aimé mais cette année on n’a pas pu.
Il fallait qu'on fasse l'accueil de tous les établissements. Toute notre classe a participé : ils surveillaient les différents groupes invités, ils couraient avec eux, ils restaient avec eux pendant le déroulement du cross pour qu'ils ne se perdent pas. Et il y avait des messages qui étaient passés à la sono.
Ça a créé des nouveaux liens avec ces établissements ?
Ah oui, ils étaient très contents, c'était la première fois qu'ils venaient et ils ont été agréablement surpris et ils nous ont dit que si c'était à refaire, ils seraient ravis de revenir.
Ça vous a donné des envies d'organiser d'autres événements ? Vous avez des projets ?
Pour l'instant non, c'était la première fois qu'on organisait un projet de cette envergure et maintenant qu'on en a fait un, à refaire je serais partant. C'est vrai que ça prend du temps mais une fois les études terminées, ça peut être intéressant à refaire.


Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page Facebook du Cross.
Vous pouvez aussi suivre l’actualité des lycéens sur la page de l’établissement.

Témoignage sport

Paroles d'élèves


Comment vivent nos élèves dans les lycées ? A quelles difficultés sont ils confrontés ? Comment s'en démêlent ils et comment les expriment-ils ? Qu'est ce qui peut faire obstacle à l'expérience scolaire, qu'est ce qui peut faire levier?...
Les réponses à ces questions, nous les trouvons généralement au travers de propos de chercheurs, d'experts en éducation, de personnels d'enseignements, de direction... donc restituées au travers des filtres de l'adulte. Mais les élèves, que nous disent-ils vraiment ?

Nous avons donc rencontré 7 élèves ou anciens élèves. Ils ont souhaité contribuer en témoignant des difficultés rencontrées au cours de leur scolarité, qu'elles soient de l'ordre des apprentissages ou de l'intégration au cadre, aux groupes.. Ils nous expliquent avec leurs mots comment ils vivent ou ont vécus dans l'Ecole, nous font part de ce qui a fait obstacle dans leur parcours, de ce qui leur a permis ou leur permet d'avancer voire de dépasser parfois les difficultés.

Quelques experts ont accepté de porter leur regard sur ces "paroles d'élèves", merci à:
  • Isabelle Peloux (directrice de l'école des Amanins)
  • Michel Sirvent (directeur de l'Internat d'Excellence de Montpellier)
  • Philippe Meirieu (professeur à l’université Lyon 2, pédagogue)
  • Daniel Favre (enseignant chercheur en sciences de l'éducation)
  • Térésa Garcia (psychothérapeute systémique)
de nous offrir leur analyse et leur expérience.
Ces "paroles d'élèves" sont par ailleurs accessibles en DVD avec bonus.


Paroles d'éleves Regards d'experts par supagroflorac


Contacter les responsables de l'action
Anne Saubusse, Michel Vidal, Alain Manuel au 04.66.65.65.65

Rencontres des écodélégués en PACA

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Qu'ils se présentent comme écocitoyens, écoresponsables, écodélégués... tous ces lycéens de PACA ont le même objectif : faire bouger les choses dans leur lycée et sur la planète

Le témoignage de Romane



Retrouvez tous les autres témoignages sur la page Facebook Tous ecoresponsables. Et pour en savoir plus sur les eco-délégués : edd.educagri.fr

Vidéo Témoignage

Ressentir

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À l'EPL Auch Beaulieu Lavacant, les lycéens ont pris le micro pour laisser leurs émotions s'exprimer. Dans un lycée ponctuellement transformé en studio grâce à l'association Oaqadi, ils se sont construit une émission sur mesure. Ça nous parle de coup de coeurs, de coups durs … de leurs vie, et celle de leurs invités : artistes, reporter de guerre ou rugbyman. « Ressentir », c'est ce qui vous attend à l'écoute de ces deux émissions :

PREMIERE PARTIE


Ici, retrouvez les papiers de Ali, Cindy, Benjamin, Adrien, Christophe, Laure, Étienne, Aurélie, Romain et Maëva. Et les interviews de Laurent Pareti, jongleur et du groupe de rock Nous, Christine F(Christine Fort, Hakim Bournane, Philippe Bonnet et Jean Lou Escalle)



SECONDE PARTIE

Ici, retrouvez les papiers de Maëlia, Sharon, Gabriel, Johan, Marie-Clara, Léa, Océane, Lucie, et Thomas. Et les interviews de Thierry Flamand, documentariste, ancien JRI à France Télévision, Frédéric Medvès, capitaine du FCAG et Nicolas Bourrust, ancien joueur professionnel de rugby.



Un projet réalisé dans le cadre du projet "ce que j'entends quand je m'écoute" et des cours d'ESC. En collaboration avec l'association OAQADI.

Radio Témoignage Émotions

Une blogueuse agricole en Islande

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Sur MoveAgri, des élèves de l'enseignement agricole racontent leurs stages à l'étranger. Rencontre avec Camille Leveque, étudiante en BTS Analyse, Conduite et Stratégie de l'Entreprise Agricole et blogueuse. Partie travailler dans une ferme en Islande, elle nous parle de son séjour ici en quelques mots, et de manière plus détaillée sur son Blogagri, richement illustré (lauréat 2015 sur le site).

Tu es partie où et quand ?
C'était dans le sud de l'Islande, dans la ville de Hvolsvollür. Je suis partie fin juin et je suis revenue mi-août
Et pourquoi as-tu fait ce stage ?
C'était un stage très fortement recommandé dans la filière. Il n'y a pas d'évaluation formative dessus, mais ça rentre dans le calendrier de la formation : il y a un créneau prévu pour et on prépare le voyage ensemble. Je trouvais que l'occasion était bonne d'aller à l'étranger sur une exploitation agricole et de découvrir d'autres manières de faire.
Comment as tu choisi l'Islande ?
J'ai cherché d'abord un pays où il y avait des beaux paysages, parce que j'aime bien ; plutôt du côté « nature sauvage ». Et je voulais une destination qui n'était pas à l'autre bout du monde parce que j'avais pensé à la Nouvelle Zélande qui était un petit peu onéreuse. Donc j'ai choisi l'Islande par curiosité pour leurs stratégies agricoles.
Quelles stratégies ?
Vu que c'est une terre qui est très jeune, encore vierge de forêt, ils sont en train de planter des forêts sur place, en train d'essayer des essences des différents pays. Ils font aussi un gros travail sur la reconquête des friches suite aux éruptions. Il y a une manière de gérer l'agriculture face aux éruptions, face au fait que le climat est très particulier, etc.
Comment as tu trouvé les infos pour partir ?
Pour le lieu de stage j'ai du chercher un peu. Je n'ai pas trouvé sur MoveAgri? ou sur d'autres site qui donnent habituellement des lieux de stage, il n'y avait pas grand-chose. Donc en fait, je me suis rabattue sur les sites de woofing. J'y ai trouvé une adresse, ce qui m'a permis de rentrer en contact et de choisir un stage.
Parlons du blog. D'où vient l'envie de communiquer sur ton séjour ?
Le fait que je n'aie trouvé aucune information quand j'ai cherché. C'est une destination qui n'avait pas été choisie par des étudiants avant, ou ils n'en avaient pas parlé. C'est toujours rassurant d'avoir des informations, permettre de s'aiguiller, savoir si c'est un pays qui nous tente ou pas. C'est un peu pour ça que j'ai fait le blog. J'y ai pensé au moment où j'ai cherché et où je n'ai rien trouvé et je me suis dit que ça serait sympa pour d'autres pour les années suivantes. Et j'aime bien écrire et partager, le blogagri me permettait de le faire.
Il paraît que la section « Islande » de MoveAgri? a été créée pour toi.
Oui mais j'ai rencontré beaucoup d'étudiants qui voudraient partir maintenant.
Comment as tu financé ton séjour ?
Je suis partie sur des finances personnelles, je n'ai pas demandé de bourse. J'aurais pu en avoir un petit peu mais vu que j'avais travaillé un peu avant et que ce n'était pas un voyage qui était extrêmement cher, j'ai préféré laisser la place à ceux qui en avaient plus besoin que moi.
Quel impact ce séjour a eu sur toi ?
Ça m'a permis de m'écarter du modèle français pour aller regarder une agriculture plus éloignée.
Moi qui n'était pas du tout du milieu agricole j'étais toujours un petit peu mal à l'aise pour parler d'agriculture et, quand je suis revenue, je me suis sentie beaucoup plus à l'aise. J'avais un regard un peu plus aiguisé, c'était pas mal. Et il y a tout ce qui va avec les voyages à l'étranger : se sentir plus à l'aise avec la langue, plus sûre de manière générale.
Et aujourd’hui, quels sont tes projets ?
Maintenant, je suis en stage à la confédération paysanne, à la CIAP (coopérative d'installation en agriculture paysanne), qui travaille sur les réseaux paysans et l'installation de jeunes agriculteurs sur le territoire. Et mon projet professionnel est de réfléchir aux stratégies de territoire; aux politiques agricoles locales, nationales et internationales.

Retrouvez toute l'aventure de Camille, et ses illustrations, sur son Blogagri

Témoignage International

Une conférence contre le fanatisme

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A l'occasion des séances d'Accompagnement Personnalisé en philosophie, les élèves de Terminale S du lycée agricole de Rouillon ont préparé une conférence philosophique sur les faits religieux et la question du fanatisme.
Rencontre avec Josselin, Maxime et Paul.

Au programme du cours de philosophie en Terminale S, la notion de religion est devenue incontournable depuis les événements de janvier 2015. Mais sous quel angle l'aborder ? A l'occasion des séances d'Accompagnement Personnalisé en philosophie, les élèves de Terminale S du lycée agricole de Rouillon ont organisé une conférence philosophique sur les faits religieux et la question du fanatisme. G. Rabinovitch est venu parler de ces questions de religion le 22 mai 2015 dans l'amphithéâtre du lycée.

Rencontre avec Josselin (Terminale S), Maxime et Paul (Terminale STAV).


Josselin - Notre classe de terminale S a organisé la venue d'un philosophe en réponse aux attentats du 7 janvier. On voulait éclaircir différents termes à propos de la religion. On a organisé la séance et on a aussi travaillé sur la définition d'une série de mots, qu'on a distribuée à chaque élève à leur entrée dans l'amphithéâtre.
Dans notre classe de terminale S, on a pris les dictionnaire avec un petit groupe et pendant qu'un autre groupe s'occupait de l'organisation plus concrète de la journée, on a essayé de définir des mots. On a pris les dictionnaires, on a recoupé, on a simplifié des définitions pour pouvoir définir certains mots qui étaient du domaine de la religion. Par exemple : prosélytisme, monothéisme, athée, terrorisme, islamisme, agnostique, croyant ...

Ça vous a demandé beaucoup de temps d'organiser cette conférence ?
A vrai dire non, pas beaucoup. On passé 3 h sur le cours de philo. C'était pas énorme ce qu'on avait à faire : faire la feuille de définition des mots, expliquer la démarche au lycée, aux CPE pour qu'ils acceptent la venue du philosophe, et faire une lettre au parents des classes invitées pour expliquer la démarche. Comme l'a dit une élève en introduction de cette conférence : le but ce n'était pas de faire du prosélytisme mais d'expliquer les différents termes pour éviter les amalgames.

Vendredi dernier, Monsieur Rabinovitch a commencé à parler, à nous faire la conférence, et dans un second temps on a posé les questions, c'était un échange de questions / réponses.

Comment est née cette idée de conférence sur la religion ?
Josselin - Après le 11 janvier, notre prof nous a demandé ce qu'il était possible de faire pour ne pas en rester simplement à « oui, Je suis Charlie ». En voyant différentes initiatives à travers toute la France, on est arrivé à l'idée d'organiser une conférence pour éclaircir, et surtout éviter les amalgames qui sont faits entre les musulmans et les intégristes islamistes.

Maxime : Nous, on était spectateur mais on avait préparé puisque la veille on avait fait un débat en demi-groupe dans la classe sur la question du fanatisme. On pensait par défaut que c'était du fanatisme religieux. On était vraiment sur la question de : peut on limiter le fanatisme religieux ? Sur cette question-là les avis divergeaient beaucoup.

L'objectif était donc d'éclaircir la question du fanatisme religieux...
Josselin - La conférence était un peu plus générale. Premièrement, le philosophe nous a parlé de philosophie politique, son domaine de travail. Et en quoi la religion y était intégrée : ce qu'on faisait de la religion dans notre politique.
Après, il nous a parlé d'une métaphore sur l'enfance : on a tous un part de religiosité en nous parce qu'on a besoin d'être rassuré.
Ensuite, il nous a parlé un peu du fanatisme.
C'est un peu le reproche qui est ressorti : en effet, ce qu'il avait à dire était très intéressant. Seulement, même si on comprenait pourquoi il parlait de philosophie politique, de la métaphore de l'enfance à la sortie du ventre de la mère, il a peut-être trop développé ces aspects-là et pas assez ceux du fanatisme. C'est un reproche que la plupart d'entre nous ont fait, même si notre prof soutient qu'il faut plutôt rester dans le général et bien définir tous les termes.

Paul – J'ai été d'accord avec l'avis du philosophe. Mes camarades vous ont dit que beaucoup de personnes ont été déçues de la réponse du philosophe, mais je pense que c'est parce que la question a été mal posée. La question « comment lutter contre le fanatisme » est une question purement juridique et donc l'intervention d'un philosophe n'est pas très intéressante pour parler des solutions. Et donc il nous a plutôt axé sur le côté religieux et expliqué ce qu'était la religion à la base. Ensuite il a divergé sur le point de vue de l'enfance. On a forcément une part de religiosité en nous simplement par le fait qu'on se pose la question « qu'est-ce qu'on fait sur terre ? » - la question existentielle. Ensuite il est parti sur le fait que la religiosité n'était pas qu'une affaire de religion chrétienne, musulmane … c'était, au final, il en revenait à la question existentielle : que fait l'homme sur terre ?


Quelles sont les questions qui sont ressorties de la part des élèves ?
Josselin : Les première questions étaient sur la superstition : est-ce que la superstition pouvait être une religion ?
Ou : a-t-on vraiment besoin de la religion avec le développement actuel de la science ?
ou sur le fait qu'on soit encore dans une société marquée chrétienne, avec les jours fériés. Il développait pas mal ses réponses, ce qui fait qu'il n'y a eu que 6-7 questions en 1h.

Paul : La question a été posée : avons nous besoin de la religion avec les progrès qu'on a fait ces 150 dernières années ?
Le philosophe a répondu que, certes , on a fait des progrès technologiques incroyables, mais qui ont aussi amené à la destruction. La science, selon lui, n'amène pas de réponse sur les origines de la vie, c'est un outil. La religion est là pour rappeler à l'homme des principes de base parfois oubliés, comme par exemple qu'on ne doit pas tuer son prochain. Ça a été surtout là qu'a été axé le débat du philosophe, et non sur « comment lutter contre le fanatisme ». C'était surtout sur l'intérêt de la religion dans le développement de la société humaine.

Avez-vous trouvé des solutions pour lutter contre le fanatisme ?
Josselin : La communication, c'est important pour éviter le fanatisme. La conférence a fait avancer le débat dans le lycée.
On n'en parle pas naturellement de ça. Certes, après le 11 janvier on en parlait beaucoup... ça a sûrement relancé certaines questions, ça a peut-être permis d'avoir des avis moins tranchés sur la question.

Maxime : la communication, la translucidité (Note de la rédaction : Maxime veut parler de tempérance) permettrait de lutter contre ça. S'il y a des solutions, personnellement, je ne sais pas. Mais il nous a dit que la communication c'est un des principes pour lutter contre le fanatisme.

Au delà du débat, la préparation de l'événement vous a apporté des connaissances ? Est-ce que cela peut vous aider pour l'épreuve du bac ?
Josselin : Cela nous aide à revoir les définitions : ce sont des mots qu'on connaît, mais qu'on connaît mal, de manière abstraite et pas complète. Ça nous a permis de mieux connaître les mots.

Dans votre lycée, est-ce que cela a fait avancer les débats ?
Maxime : Je pense... on n'a pas fait de débat depuis, mais je pense que si on devait en refaire sur ce thème, les avis seront moins partagés, on divergerait moins.
On partait plus hors sujet. Le fait que le philosophe nous ait bien retranscrit les termes avec leur étymologie, ça nous a permis de mieux comprendre les termes. Du coup si on en refaisait un, on serait moins partagés.

Puisqu'on parle de définition, peux-tu définir le fanatisme ?
Maxime : Le fanatisme c'est quand on admire quelque chose mais à l’extrême.

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