I-voix concilie écriture 2.0 et programme officiel de Français

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Depuis 2008, les élèves de Jean-Michel Le Baut, professeur de français à Brest, co-écrivent le prolifique blog littérairei-voix.

Tout part d'un constat : à travers le web, la nouvelle génération d'élèves est celle qui, depuis le début de l'humanité, lit et écrit le plus.
Certains s'effraient de voir le français bousculé par ces usages. I-voix fait la démonstration de tout le potentiel des nouvelles formes d'écriture, et invente un cours de français participatif. Qu'aurait écrit l'étranger de Camus s'il avait connu Twitter ? Qu'y a-t-il à la une de "Gargantua Magazine" ? Pourquoi et comment écrire des i-poèmes ? Voilà quelques unes des pistes explorées sur ce site.
Le programme officiel de français sert toujours de base de travail. Les classiques sont lus, comme partout ailleurs, puis remixés, retravaillés, redécouverts. Cette année, les élèves exploreront le roman de François Garde « ce qu'il advint du sauvage blanc ». En partant de l'aventure de ce marin français abandonné sur une île au XIXe s., les lycéens vont construire un magazine : petites annonces, interview, mots croisés, publicités ? tout y sera. On aperçoit aussi en filigrane, couplée à l'exploration d'une ?uvre littéraire, la découverte des codes des médias contemporains.
Dans le projet I-voix, il y a aussi une différence majeure par rapport aux exercices habituels de français : les destinataires. Les auteurs d'I-voix ne travaillent plus uniquement pour les notes ou encore pour répondre aux attentes des profs, mais pour satisfaire leur lectorat (500 visiteurs par jour). Il n'y a, selon Jean-Michel Le Baut, pas de meilleure source de motivation. Et leurs premiers destinataires sont clairement identifiés : les élèves du Liceo Cecioni à Livourne (Italie)à qui ils font découvrir le français dans le cadre d'un projet eTwinning.

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